La première proposition du gouvernement Charest concerne l’application de la hausse des frais de scolarité. Cette dernière sera compensée par un retrait équivalent en frais institutionnels obligatoires (FIO) à partir de la session d’automne 2012, si bien que la facture étudiante demeurera inchangée tant qu’un conseil provisoire siègera et identifiera des enveloppes où il est possible d’économiser l’équivalent des 127$ ajoutés par la hausse des droits de scolarité. Ce conseil, qui vise à resserrer la gestion des universités, sera mis sur pied dans les plus brefs délais et sera représentatif de la communauté universitaire. Ce comité aura pour mandat de réévaluer les dépenses des universités pour compresser celles qui ne sont pas liées à sa mission fondamentale, notamment en ce qui a trait aux publicités, à l’internationalisation ou encore aux fonds immobiliers. Chaque dollar épargné des budgets des universités grâce à ces mesures d’efficience sera utilisé à diminuer la contribution étudiante. « Les étudiants ont fait des concessions, le gouvernement aussi, si bien que la facture des étudiants demeurera stable. Les assemblées générales se saisiront de cette question et les membres pourront choisir s’ils jugent cette offre suffisante » a déclaré Martine Desjardins, présidente de la FEUQ.
À cela, les étudiants conservent les concessions faites à l’occasion de la « solution globale » présentée par la Ministre Beauchamp le 27 avril. Ainsi, la contribution parentale demeure à la hauteur de 45 000 $ et un conseil permanent des universités sera aussi créé pour assurer à long terme le développement et la cohérence du réseau universitaire. « Il faut que les sacrifices que les étudiants ont faits s’inscrivent dans le temps. Il faut s’assurer que les sommes investies par les étudiants et les contribuables soient utilisées à bon escient. Ainsi, nous pourrons maintenir une facture étudiante au plus bas », a poursuivi Mme Desjardins.
Finalement, la FEUQ déplore par contre la fermeture totale du gouvernement sur la question de la hausse des droits de scolarité, qui resteront de 127 $ de plus par session, soit 254 $ par année. Par contre, ce même montant sera déduit des frais institutionnels obligatoires ce qui signifie que la facture globale des étudiants demeurera gelée.







[...] La hausse des droits de scolarité sera donc maintenue, mais compensée par un retrait équivalent des frais institutionnels obligatoires. Un conseil provisoire – représentatif de la communauté universitaire; étudiants, recteurs, professeurs – sera mis sur pied pour identifier où il sera possible d’économiser. L’autre mandat de ce comité sera de réévaluer les dépenses des universités et de compresser celles n’étant pas liées à sa mission fondamentale, l’enseignement (on vise donc les dépenses vouées aux publicités, à l’internationalisation ou aux fonds immobiliers. La contribution étudiante sera donc majorée en fonction des fonds ainsi récupérés. Il y aura aussi un moratoire artificiel concernant la hausse des droits, jusqu’à ce que siège ce comité. (Source: 1625canepassepas.ca) [...]
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